La bibliothèque « Framed escape »

Notre sensibilité personnelle à la construction terre nous a amenée à nous investir dans ce projet, avec l’idée de réinsuffler les méthodes de construction d’une pratique ancestrale dans un projet contemporain.

La terre occupe déjà les lieux, elle en donne son sol, sa couleur, son ambiance. La retrouver dans les murs des futurs bâtiments de l’université assure une continuité de l’espace vierge à l’ensemble construit.

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Puits de savoir, la bibliothèque unit diverses activités en offrant à tout moment de la journée un temps de pause, le fruit d’une recherche, la dynamique d’un travail de groupe, le calme d’une lecture.
C’est dans cet état d’esprit que le module pensé s’articule : les murs de pisé extérieurs, épais, isolent la bibliothèque de son environnement proche et protègent l’usager des rayons solaires directs, de la chaleur constante et de l’animation extérieure. La salle de travail et la salle de lecture se retrouvent ainsi tournées vers le centre du bâtiment : un patio paysager, à la fois espace extérieur et pièce à part entière de la bibliothèque.plan-_recadre_jpg
La topographie du sol creusé offre à chaque  niveaux, plusieurs ambiances. L’un, de plein pied depuis l’entrée est propice au travail et à la recherche, l’autre dans un renfoncement sculpté par des marches en gradins invite le visiteur à s’asseoir pour une lecture. Le patio est un prolongement de la salle de lecture.

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L’épaisseur des murs d’enceinte de l’ouvrage est aussi sculptée pour accueillir le mobilier de rangements et les assises. La bibliothèque, ses livres et ses usagers forment ainsi une seule et même entité, complétée dans un second temps par quatre tables de travail et deux assises amovibles basses jumelées d’un casier. L’espace intérieur peut ainsi être aisément libéré et être consacré  à divers usages.

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La toiture se décolle de l’enceinte grâce au soutien d’une fine structure bois qui dessine la transition entre l’espace proprement intérieur et le patio. Ainsi elle assure une ventilation constante au cours de la journée. De plus le débord de toiture permet une évacuation des eaux à distance grâce à sa double inclinaison.

/Users/maudecannat/Downloads/PROJET_LIBRAIRIE_2007_11-05-16.dwgLe patio végétalisé apporte également un rafraîchissement ambiant et un éclairage naturel généreux à la bibliothèque. Ce dispositif de rafraîchissement est soutenu par le faible percement des murs périphériques qui oriente l’usager vers le patio, poumon vert du lieu.
Module simple dont la multiplication assurera à long terme une déclinaison des espaces bibliothèque, il offre un premier lieu de sérénité et de concentration pour les prémices de l’université.

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Devenir volontaire

Être bénévole international c’est d’abord une rencontre avec l’autre, avec une culture différente, un nouveau pays, une langue inconnue. On apprend et on découvre auprès des populations locales, on échange avec le maçon ou la cuisinière, l’instituteur ou les enfants. C’est aussi la rencontre des bénévoles venant d’autres coins du monde et partageant les mêmes envies et motivations que nous.


Ensemble, nous construisons la bibliothèque. Nous cherchons le meilleur mélange de terre, nous réfléchissons aux détails d’assemblage, nous imaginons le mobilier intérieur, nous creusons le sol, nous tassons la terre, nous coupons le bois. L’activité est autant intellectuelle que physique.

Entourés de personnes de tout horizon, apportant chacun leurs connaissances et les techniques constructives de leurs pays respectifs, chaque jour est un échange et un apprentissage.

Le travail est gratifiant et utile à la communauté. Les enfants pourront aller à l’école dans le village, et nous, nous repartirons avec des images, des couleurs et des saveurs inoubliables en tête.

Chantier participatif au Bénin


Informations pratiques

  • Le chantier

Le workshop se déroule du 6 mars au 28 mai 2017. Il est possible de venir à tout moment, pour la durée que vous souhaitez, mais nous vous encourageons à rester au minimum deux semaines afin d’avoir le temps de suivre une phase significative du projet et de vous impliquer dans la vie locale.

Le chantier se tiendra 5 à 6 jours par semaine, suivant les phases de construction. Nous serons assistés par des professionnels locaux avec qui nous pourrons échanger sur les détails à mettre oeuvre et apprendre des différentes techniques constructives traditionnelles.  Certaines journées seront parfois dédiées au dessin détaillé du projet.

Vous aurez du temps libre pour découvrir la région et ces nombreux sites naturels et historiques. Des excursions pourront également être organisées.

A noter que les étudiants pourront faire valoir leur expérience à Abetenim comme stage d’études.

  • L’ hébergement et la nourriture

Vous serez hébergés dans une des guesthouses du village, tout proche du chantier.

Une cuisinière du village s’occupera de préparer les repas pour les bénévoles. Il sera cependant possible de participer à l’élaboration des plats si vous souhaitez apprendre la cuisine locale ou partager vos propres recettes traditionnelles.

  • La participation financière

Votre contribution est primordiale pour la réalisation du projet.

Toute participation financière est à l’origine de l’achat des matériaux et des outils pour le chantier, du versement des salaires des ouvriers qualifiés qui nous épauleront sur place.

Contribution au chantier : 350€ (Possibilité de tarifs réduits. N’hésitez pas à nous contacter !)

Hébergement & nourriture : 80€/semaine

Pour plus d’infos, nous avons détaillé ici les besoins financiers du projet et la gestion du budget.

 

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Budget et financements

BudgetLe budget “préparatifs” comprend les frais engagés par l’association eskaapi pour la mise en place du projet, dont notamment la souscription à une assurance et la communication produite pour mener à bien l’aventure. 

Le budget “chantier” comporte l’achat des matériaux, l’achat des outils et les salaires des ouvriers locaux qualifiés auxquels nous feront appel selon les phases de chantier.

La particularité de la topographie du sol du projet nous épargne de l’achat de terre. Cependant nous aurons à acheter de la pierre pour les soubassements, du bois pour les banches du pisé,  la charpente et le mobilier, de la quincaillerie pour les assemblages multiples et de la tôle pour la toiture. Nous utiliserons une grande partie des outils déjà présents sur site mais selon notre nombre sur place nous aurons  à investir afin que chacun puisse confortablement travailler. Ainsi pour les matériaux nous prévoyons un budget de 6000 €, pour les outils un budget de 2000 € et pour les professionnels locaux, un budget de 1000 € .

Nos sources de revenus se partagent entre notre premier prix d’une valeur de de 2000 € offert par la fondation Nka, les dons des sponsors et des fondations auxquels nous avons fait appel à hauteur de 4000 €, la participation des volontaires à l’élaboration du projet et un crowdfunding qui seront de 3 000 € chacun en atteignant l’équilibre.
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Faire une donation


Présentation de l’association

Il y a quelque chose de séduisant dans l’usage de la terre. Elle est déjà là, elle appartient au lieu, elle habille l’espace naturel par sa couleur, sa souplesse et son grain avant même de voir la naissance d’une architecture. Le plaisir de devoir simplement déplacer et modeler pour voir la construction émerger est irremplaçable.


Eskaapi commence par un voyage.  A la rencontre d’une culture, d’une construction traditionnelle, d’une architecture contemporaine, le point de départ est au Ghana dans le  village d’Abetenim. Sur cette lancée, Eskaapi souhaite explorer et partager les systèmes constructifs usant de la terre comme matériau. Selon les régions de France et du monde, les mélanges varient et les techniques diffèrent. Chaque interprétation mène à de multiples constructions ayant chacune leurs spécificités structurelle et thermique.

La première étape de l’association sera de réaliser un chantier de A à Z en employant le pisé comme système constructif. En terre crue, le pisé qui sera mis en oeuvre au Ghana sera fait de terre prise sur place. Reste à découvrir et mesurer sa granularité, son taux en argile,..tant d’éléments qui seront détaillés au fil de l’aventure d’Eskaapi .

Longues terregrinations à vous


Responsables de projet


Rachel Méau – Architecte HMONP –

Baignée très tôt dans les voyages et l’écologie, mon métier d’architecte réunit  aujourd’hui mes deux passions. L’auto-construction en paille fut ma première expérience. J’expérimente des fondations aux finitions, je m’essaye à la charpente bois, aux enduits terre, aux peintures à la chaux.

S’ensuit alors d’autres chantiers participatifs, dont notamment la construction d’un Earthship en Dordogne avec l’association Habite Ta Terre, et la réalisation de briques de terre crue pour une école en Île de France.

A travers des voyages et expériences professionnelles en Europe, au Maroc, au Cameroun, je découvre des cultures, des modes de vie, des façons d’appréhender l’architecture et construire la ville qui me nourrissent.

Maude Cannat – Architecte DE –

L’architecture contemporaine ne se délie pas de son patrimoine. J’observe, je dessine, je me souviens et dès que l’occasion d’expérimenter se présente, je suis partante.

Ainsi sur le site archéologique du musée de Lattes dans l’Hérault, j’ai participé au chantier de reconstitution d’une maison protohistorique selon ses plans d’origine et les systèmes constructifs présumés pour la période. Nous avons construit en bauge, en adobe, fait du torchis et du pisé avec le moins d’outils contemporain possible pour respecter la dimension historique de l’expérimentation.

Ensuite, je suis partie au  Bénin grâce à l’association Abdd en compagnie de cinq autres étudiants de l’école d’architecture de Montpellier. Nous avons réalisé une case dessinée par nos soins et construite selon les techniques traditionnelles avec la terre locale. C’est un bâtiment en adobes recouvertes sur l’extérieur d’une épaisseur de bauge puis d’un enduit.

Ont suivis un voyage en Inde riche en observations, quelques chantiers participatifs et maintenant la perspective de cette échappée au Ghana.

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Equipe



                                   

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Partenaires


Nka FondationDéveloppée en 2005, la Fondation NKA promeut le développement social par le biais des arts .  Ainsi, par les arts visuels, les arts littéraires, l’art du spectacle, le design, les films, l’histoire des arts, la critique et l’enseignement des arts, depuis 2007, la Fondation a rassemblé des équipes pour s’engager auprès d’actions humanitaires locales et mondiales.

De 2008 à 2009, la Communauté Africaine d’Éducateurs d’Arts (AfriCOAE) a mené plusieurs projets significatifs à Accra et à Kumasi au Ghana. Ces premières actions ont permis de mettre en place un réseau de Villages d’Art qui vient désormais asseoir le projet de la Fondation auprès des individus.

La Fondation est à l’initiative de différents projets en rapport direct avec l’Art que ce soient des projets proprement artistiques, ou humanitaires ou éducatifs, toujours dans l’objectif de créer en lien entre l’Afrique et le reste du monde.

Mettre l’accent sur les arts donne lieu à  l’épanouissement de compétences et d’intégration sociale auprès des membres défavorisés de notre société.